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thevraicasanova

mathieu gigolo de luxe (h)
homme né(e) le 01/12/1979
vit à paris 11ème (Paris - 75)
Pays: france

Inscription le 30/03/2005 à 18:02

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Accropoints: 274


 

Bon allez je vais tenter de me faire un truc qui ressemble à une fiche.

J’ai pas grand chose à faire ce soir donc autant en profiter…

Le problème c'est qu'une fiche ça sert un peu à se décrire et à se présenter… Et je n'ai absolument aucune idée de comment me décrire !!!!!

Je pourrais vous imposer un baratin insipide, un questionnaire de 15km de long qui au final ne vous apprendrez pas grand chose.

Que faire, comment faire ?

Bon puisque je ne sais pas parler, je vais faire parler les autres…

et je vais commencer par un poëme de Baudelaire qui me convient particulièrement en ce moment:

De Profundis Clamavi

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,

Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé

C'est un univers morne à l'horizon plombé,

Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,

Et, les six autres mois la nuit couvre la terre;

C'est un pays plus nu que la terre polaire;

Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois!

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse

La froide cruauté de ce soleil de glace

Et cette immance nuit semblable au vieux Chaos;

Je jalouse le sort des plus vils animaux

Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide

Tant l'écheveau du temps lentement se dévide!


 Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les fleurs du mal)


** - De profundis clamavi - **

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire ;
- Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;

Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide.
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !


** - L'invitation au voyage - **

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


** - L'albatros - **

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


** - Spleen - **

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits.


Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris.

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux.

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


 Citations diverses :


- "Attachez votre char à une étoile!" René Char

- ‘’Le difficile, c'est ce qui peut être fait tout de suite. L'impossible, ce qui prend un peu plus de temps.’’ G. Santayana  

- ‘’SOYEZ REALISTES, DEMANDEZ L'IMPOSSIBLE! ‘’


- ‘’L'homme raisonnable s'adapte lui-même au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui -même. Aussi tout progrès dépend de l'homme déraisonnable.’’ George Bernard Shaw



Gracchus Babeuf :


** - Le Manifeste des Egaux - **


Nous prétendons désormais vivre et mourir égaux, comme nous sommes nés: nous voulons l'égalité réelle ou la mort.

La Révolution française n'est que l'avant-courrière d'une autre révolution bien plus grande, bien plus solennelle, et qui sera la dernière.

Plus de propriété individuelle, la terre n'est à personne; les fruits sont à tout le monde. Nous ne pouvons plus souffrir que la majorité des hommes travaille et sue au service et pour le bon plaisir d'une petite minorité. Qu'il cesse enfin ce grand scandale que nos neveux ne voudront pas croire. Disparaissez, révoltantes distinctions de riches et pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés.

Qu'il ne soit plus d'autre différence entre les hommes que l'âge et le sexe; tous ont les mêmes besoins et les mêmes facultés; qu'il n'y ait donc plus pour eux qu'une même éducation et une même nourriture. Il n'y a qu'un seul Soleil, un seul air pour tous.

Le moment des grandes mesures est arrivé; le mal est à son comble; le chao sous le nom de politique, règne sur la terre depuis trop de siècles...Qu'à la voix de l'égalité, les éléments de la justice et du bonheur s'organisent, l'instant est venu de fonder la République des Egaux, ce grand hospice offert à tous les hommes. Les jours de la restitution générale sont arrivés. Familles gémissantes, venez vous asseoir à la table commune dressée par la nature pour tous ses enfants...

Peuple de France, ouvre les yeux et le coeur à la plénitude du bonheur; reconnais et proclame avec nous la République des Egaux.


Bon ben voilà à travers ces textes vous devriez avoir une petite idée de moi.

(je remercie Laurie pour ce Livre qu'elle m'avait offert, il y a de cela près de 7 ans maintenant, Paroles d'Idéal, et une pensée à Kro qui devait pas être loin lors de cette achat)



Pour son anniv' il veut : être amoureux de la femme de ma vie :-D
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